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Publié par Lionel Cosson

« Vous l’ignorer sans doute, mais votre royaume, votre archipel, vos sept îles, ne peuvent supporter aucune présence humaine quelle qu’elle soit ! Hommes, femmes ou enfants, elles vous rejettent tous ! » poursuivit Gwladys Dièse de la Mélique.

Le peuple ne comprenait toujours pas.

Claudia réfléchissait.

Sophie soupirait.

« Encore maintenant, elles essaient de se débarrasser de vous mais vous ne vous en rendez pas compte ! Elles cherchent à vous faire ce qu’elles ont fait à Lorenzo Legato et à Stefano Staccato ! Elles cherchent à vous tuer ! Si vous aviez pu être là lorsque ces îles sont sorties des eaux, vous auriez pu vous rendre compte qu’elles étaient faites de la même matière que le fléau qui vous faisait tant frémir ! »

Le silence était si compact qu’on aurait pu l’attaquer au marteau et au burin.

« Vous avez l’air surpris ? Je le serais aussi à votre place. Eh oui, votre existence dans l’Archipel de Philomèle est un miracle perpétuel ! Vous ne le saviez pas ? Vous l’aviez oublié ? Allons donc … ! Maintenant posez-vous la question suivante : comment cela se fait-il que vous, humbles philoméliens, puissiez vivre sans aucun problème sur des îles qui ne peuvent tolérer que de la matière morte ? Vaste problème… ! Dont je détiens la solution… ! Qui est la musique ! »

La musique ? Oui… La musique ! Elle seule est capable de faire reculer ce que vous appelez « le fléau qui n’est rien d’autre que l’état originel de votre archipel ! Elle seule est capable de réduire à rien la pesante matière dont sont faites vos îles ! Elle seule permet la vie dans un environnement qui ne peut la tolérer ! »

Des exclamations, des interrogations et des cris d’admirations commencèrent à s’élever des bouches jusque là trop fébriles pour pouvoir articuler quelque chose.

Le peuple philomélien commençait à réaliser ses errements et ses erreurs.

« Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que vos dirigeants aient perdu la vie : à force de trop mépriser la musique, à force de trop vouloir la contrôler, à force de trop vouloir qu’elle soit à leur service, celle-ci s’est affaiblie et a laissé l’archipel reprendre ses droits ! Lorenzo Legato et Stefano Staccato ne sont que les victimes de leur sottise, de leur cupidité et de leur ignorance ! »

Silence à nouveau.

La foule buvait sa honte jusqu’à frôler le coma éthylique.

Claudia se releva péniblement en prenant appui sur Sophie.

« Oui… Vous pouvez avoir honte de vous être laissé entraîner dans cette pitoyable mascarade ! Vous auriez tous pu y laisser la vie… ! Hommes, femmes, enfants, l’archipel n’aurait fait aucune distinction ! »

Le peuple philomélien se purgeait de sa honte à l’aide d’une potion de peur rétroactive.

Claudia, elle, avait réussi à se relever.

Sophie, pour sa part, était soulagée d’apprendre qu’il puisse exister ailleurs des endroits aussi inhospitaliers que Cacoxène.

Amnésie ?

Pétrification ?

Quelle était la meilleure solution ?

« Heureusement pour vous, il y a dans l’Archipel de Philomèle deux musiciennes qui, consciemment ou non, ont su rester proche de sa vérité musicale : je veux parler de Claudia da Capo et de Sophie Freux de la Fuligineuse ! Que vous connaissiez l’une et que vous ignoriez l’autre ne doit pas vous faire perdre de vue cette évidence : vous devez le fait d’être en vie à ces deux personnes ! Elles seules sont capables de produire une musique capable de faire reculer la matérialité mortifère de l’île où vous vivez ! Elles seule sont capables de jouer ce qu’elles ont en elles avec suffisamment de passion et d’intensité pour conjurer la malédiction qui vous entoure ! »

A ces paroles, la liesse populaire explosa pour acclamer celles qui avaient réussi à demeurer inflexibles face au fléau.

Claudia da Capo devint écarlate.

Sophie Freux de la Fuligineuse, quant à elle, se mit à concurrencer les deux régents statufiés sur le terrain de l’expressivité.

C’était le signe d’une gêne intense.

« Il fallait du sang pour faire revivre l’âme de la musique dans les îles… ! Il fallait du sang où bouillonnaient la rage, l’urgence et l’enthousiasme… ! Il fallait le sang de Claudia da Capo et de Sophie Freux de la Fuligineuse ! »

Gwladys Dièse de la Mélique avait fini de parler à la foule.

Elle fit signe aux deux héroïnes du jour de venir prendre place à ses côtés.

Sur la place, les gens laissaient libre cours à leur joie, célébrant tour à tour Claudia, Sophie et la mère de toutes les musiques.

Pietro Carlo della Spada, le soldat, respirait.

Ennio Crescendo, le savant, respirait.

Le peuple tout entier respirait.

Applaudissements et cris d’allégresse.

Les deux jeunes musiciennes faisaient face à la foule sans rien dire.

Claudia cherchait du regard son vieil ami Ennio.

Sophie, elle, ne cherchait rien mais trouva quand même quelque chose : au milieu de la multitude, rugissant, bondissant et effectuant un pas du canard à l’aide de sa canne, se démenait l’enthousiaste Zygène de la Filipendule.

Aucun dieu ni aucune déesse ne savait ce qui avait bien pu lui arriver depuis quelques chapitres, mais il avait quand même survécu et il était là.

En voyant que la jeune cacoxénienne avait fini par le remarquer, celui-ci cessa aussitôt sa danse diabolique et lui fit un discret signe de la main.

Sophie Freux de la Fuligineuse allait faire de même quand, tout à coup, un bruit qui ressemblait à un craquement et qui était aussi désagréable qu’inattendu agressa ses fragiles oreilles.

En se retournant, elle constata qu’il provenait des deux régents statufiés : les colliers étranges qu’ils portaient autour du coup s’étaient fissurés inexplicablement et les perles qui les composaient s’étaient mises à rouler et à rebondir dans tous les sens.

L’une d’elles vint même heurter son pied.

Soudain, Claudia da Capo dont l’attention avait aussi été attirée par le phénomène s’effondra en poussant un cri de douleur : elle s’agitait convulsivement en tenant sa jambe qui, visiblement, la faisait souffrir d’une façon atroce.

On n’eut pas le temps de s’interroger plus longtemps sur les causes de ces évènements car presque aussitôt une femme étrange apparut : elle se tenait en équilibre sur le rebord du balcon et gardait les yeux obstinément fermés.

A sa vue, Sophie Freux de la Fuligineuse poussa un cri de surprise : c’était trait pour trait la femme qu’elle avait vue dans son rêve.

« La vie hors de Cacoxène est-elle amusante, mademoiselle de la Fuligineuse ?

_ Que… »

Sur fond de grands et royaux cris de douleur, tout le monde dévisageait celle qui venait de poser cette question.

Qui était-elle ?

Que voulait-elle ?

Et surtout, pourquoi se tenait-elle en équilibre sur le rebord du balcon, les yeux fermés ?

Sophie Freux de la Fuligineuse pensa qu’il ne valait mieux pas qu’elle les ouvre.

Claudia da Capo, elle, ne pensa rien, étant toute entière absorbée par l’insupportable et subite douleur qui lui travaillait la jambe depuis que l’inquiétante inconnue était apparue.

Gwladys Dièse de la Mélique, pour sa part, avait abandonné son sourire nonchalant et son regard détaché pour une expression grave et préoccupée.

On pouvait, à raison, penser que ce brusque changement dans les traits de la mère de toutes les musiques laissait augurer du pire pour la suite.

Quant à la foule, elle subissait en silence, comme à son habitude, essayant de donner un sens aux évènements qui se déroulaient sous ses yeux.

Seuls Ennio Crescendo et Zygène de la Filipendule semblait être capables de comprendre ce qui se passait : à voir leurs visages préoccupées, on se consolait vite de son ignorance.

Qui était cette femme qui connaissait Sophie freux de la Fuligineuse ?

Qui était cette femme capable de terrasser Claudia da Capo par sa seule présence ?

Qui était cette femme capable de rendre sérieuse, voire préoccupée, et ce, même pour un temps très court, la délirante Gwladys Dièse de la Mélique ?

« Vous ne voulez pas me répondre, mademoiselle de la Fuligineuse ? s’exclama celle à qui avaient été consacrées trois phrases interrogatives.

_ Qui… Qui êtes-vous ?

_ Qui je suis ? Eh bien… Hum… Disons que vous le saurez bien assez tôt ! répondit l’anonyme avec un ton qui n’admettait pas de répliques.

_ Je… Je vous ai déjà vu… » répéta une voix faible.

Il s’agissait de la stoïque Claudia da Capo qui essayait, tant bien que mal, de maîtriser sa douleur.

« Oh, c’est vous… mademoiselle da Capo ! Quelle résistance ! Quel caractère ! Quelle énergie ! Ah vraiment… Vos oncles font pâle figure à côté de vous ! Ah… Si j’avais su...

_ Co… Comment cela « Si j’avais su…?! »

_ Ah oui, c’est vrai, ils ne vous ont pas mis au courant !

_ Au courant de quoi ?

_ De mes activités !

_ De vos activités ?

_ Vos oncles Lorenzo Legato et Stefano Staccato auraient-ils omis de vous dire qu’ils avaient engagé une mercenaire ?

_ Non… Malgré eux… Je crois… C’est vous ?

_ On ne peut rien vous cacher mademoiselle da Capo ! s’exclama avec une ironie contondante la mercenaire en rupture de contrat.

_ Triste découverte ! rétorqua la courageuse claviériste.

_ Pourquoi dites-vous cela ? Vous devriez plutôt être ravie de rencontrer celle qui a refusé de vous tuer !

_ De me tuer ?

_ De vous tuer ! J’avais été engagée dans ce but ! »

En entendant ces paroles, Claudia da Capo déjà blanche comme le bruit pâlit encore un peu plus.

Elle essaya de se ressaisir :

« Ils… Ils auraient osé ?

_ Ils ont osé !

_ Alors… Pourquoi ne pas m’avoir occis quand vous en aviez l’occasion ?

_ Oh… Je n’en avais pas véritablement envie et puis… Se contenter de vous blesser rendait les choses plus intéressantes et permettait de créer des situations plus riches en rebondissements ! »

Claudia da Capo n’en croyait pas ses oreilles qui ne devaient pas être ses seuls organes sidérés par cette révélation :

« Alors, c’est vous qui… Et c’est eux qui… Et ça vous amuse de… »

La jeune fille ne parvint pas à achever sa phrase qui paraissait coincée dans l’étau de la colère et de la douleur.

Tout ceci semblait mettre de fort bonne humeur l’incongrue inconnue qui ne put s’empêcher d’arborer un large sourire :

« Ah… Que voulez-vous mademoiselle da Capo… On a les passe-temps qu’on peut ! En tout cas, vous pouvez être sûre d’une chose : c’est que je ne vous ai pas menti ! D’ailleurs, je vais vous en donner la preuve immédiatement ! »

La terrible femme allait-elle ouvrir ses yeux ?

Non.

Elle se contenta de fixer son poing et de le serrer très fort.

Etait-elle en train de broyer quelque chose ?

Oui.

Claudia da Capo poussa un cri si terrible, si déchirant, que tout le monde crut, et elle la première, qu’elle allait mourir.

Heureusement, Gwladys Dièse de la mélique intervint : elle saisit le poing de la femme au terrifiant pouvoir et la força à cesser sa torture magique.

A peine eut-elle desserré le poing que la douleur de Claudia disparut.

« Qui êtes-vous pour vous attaquer comme ça à une musicienne d’exception ? demanda sèchement la mère de toutes les musiques avec des quintes bémol au fond de la voix.

_ Une femme désœuvrée qui ne veut en aucun cas se battre avec vous ! répondit avec amusement son interlocutrice.

_ Permettez-moi d’en douter ! » répliqua Gwladys Dièse de la Mélique.

La tension était palpable entre les deux femmes.

Yeux fermés ou grands ouverts, elles se dévisagèrent froidement.

Appartenaient-elles au même monde ?

Après s’être adonné avec passion et avec une partenaire de choix à une séquence de balistique oculaire de niveau supérieur, la femme désœuvrée rompit le silence :

« Hum… Je constate que j’ai commis l’erreur de croire que ce monde était dépourvu d’êtres de votre trempe ! Aussi, je ne m’attarderai pas plus longtemps ici ! »

Elle se tourna tout de même vers Claudia :

« Je salue votre courage mademoiselle da Capo ! Vous ferez sûrement un très bon souverain ! Ah… J’aurais dû m’intéresser à vous et non à vos oncles ! Ils se sont révélés bien falots à ce que je vois ! dit-elle en regardant les étranges sculptures qu’ils étaient devenus et demeureraient.

_ Mais…

_ Et pourtant ils avaient cette flamme au fond des yeux… ! Cette flamme à laquelle je ne résiste pas… ! Ah, c’est dommage… ! Oui, vraiment dommage… !

_ Mais…

_ Et il faut que vous sachiez aussi que je ne suis en rien responsable de la mort de vos parents !»

La claviériste, après cette phrase, ne chercha plus à interrompre l’énigmatique femme aux yeux clos.

Cette dernière se tournait maintenant vers Sophie Freux de la Fuligineuse :

« Quant à vous, mademoiselle de la Fuligineuse, j’espère que la suite de votre voyage se déroulera sans encombres ! C’est en tous cas ce que je vous souhaite… ! »

Etait-ce sincère ?

Etait-ce ironique ?

« Enfin, je vois que vous savez attirer à vous les bonnes personnes. Mais n’oublier pas Meredith ! Et n’oubliez pas non plus que je suis la femme de vos rêves… A bientôt ! »

Une seconde plus tard, l’inconnue avait disparu dans un halo de lumière aveuglant et dans la stupéfaction générale.

Pas une seule fois elle n’avait ouvert les yeux.

Pas une seule fois elle n’avait dit son nom.

Sophie Freux de la Fuligineuse était perplexe.

Qui était cette femme qui semblait tout connaître d’elle ?

Une connaissance de Meredith de Malemort ?

Une voleuse d’âmes et de songes ?

En tous cas, elle avait fait allusion au curieux rêve qu’elle avait fait il y a peu de temps.

D’ailleurs, de ce fait, était-ce toujours un rêve ?

Et si Pierre Corneille de la Crave...

Non !

Impossible !

La cacoxénienne était à nouveau emporté par un tourbillon d’inquiétudes qui, heureusement, ne devait pas durer longtemps : un épais nuage de fumée vint le balayer à point nommé.

C’était Gwladys Dièse de la Mélique qui venait de poser une main sur son épaule :

« Vous avez encore plus de problèmes que je ne l’aurais imaginé ! Et cette femme…

_ Cette femme… répéta Sophie Freux de la Fuligineuse .

_ C’est une déesse !

_ Ah…

_ Ah … C’est tout l’effet que ça vous fait ?

_ Non… Mais… J’avais plus ou moins deviné la chose… !

_ De plus, elle a l’air de vous connaître! Ne vous a-t-elle pas parlé d’une certaine Meredith ? »

La jeune cacoxénienne acquiesça :

_ … Meredith de Malemort ! C’est le nom de la déesse qui me pourchasse et dont je vous ai parlé !

_ Meredith de Malemort ? Ce nom ne m’est pas familier ! Non… vraiment… Cela ne me dit absolument rien !

_ Vous êtes sûre ? demanda, angoissée, la fuligineuse guitariste.

_ J’en suis sûre !» répondit, catégorique, Gwladys Dièse de la Mélique.

La cacoxénienne paraissait déçue.

La divinité philomélienne s’en aperçut et poursuivit :

« Mais je crois pouvoir vous donner un ou deux petits renseignements sur cette déesse aux yeux clos !

_ C’est vrai ? fit Sophie perdue entre le doute et l’espoir.

_ C’est vrai ! D’ailleurs, ne l’ai-je pas côtoyée suffisamment longtemps pour qu’elle n’ait plus aucun secret pour moi ?

_ Suffisamment longtemps ? Trois ou quatre minutes… Guère plus… s’écria une Sophie qui n’arriverait jamais à se faire à la logique de son interlocutrice.

_ Trois ou quatre minutes ? Et alors… Sachez que pour une déesse c’est bien assez !

_ Très bien. Alors je vous écoute…

_ Eh bien, il semblerait que notre inconnue, en plus d’être une déesse extrêmement puissante capable d’agir sur tout ce qui est onirique soit en plus issue d’un monde que nous ignorons toutes les deux !

_ Hein ? Je ne comprends pas ! Pouvez-vous m’expliquer !

_ Cette femme est capable de tordre la réalité si vous préférez…

_ Et…

_ … Elle vient d’un endroit régi par des lois très particulières et que j’ignore…

_ Si j’avais pu soupçonner…

_ D’ailleurs, ne vous a-t-elle pas dit qu’elle était la femme de vos rêves ?

_ Si… Malheureusement !

_ La plaisanterie est de mauvais goût mais elle résume parfaitement la situation ! Et ce n’est pas tout…

_ Ce n’est pas tout ?

_ … Car elle vous cache des choses !

_ Elle me cache des choses ?

_ Oui. On pourrait croire que cette femme qui connaît Meredith de Malemort est aussi votre pire ennemie mais…

_ Mais quoi ? demanda Sophie Freux de la Fuligineuse qui n’en pouvait plus de toutes ces révélations.

_ … Mais elle ne m’a pas donné l’impression d’être quelqu’un qui ne vivait que pour vous détruire ! J’ai même senti une sorte de bienveillance chez elle.

_ Il n’y a que vous pour pouvoir me dire une chose pareille avec sérieux ! ironisa Sophie.

_ Je ne plaisante pas mademoiselle de la Fuligineuse ! coupa Gwladys Dièse de la Mélique.

_ Je ne mets pas vos paroles en doute ! reprit la jeune fille de suie.

_ J’espère bien ! » dit d’un ton définitif la didactique déesse qui venait d’allumer une nouvelle cigarette à l’aide de son index incandescent.

L’hagarde guitariste regarda, tout à coup, dans la direction de Claudia da Capo : celle-ci était étendue par terre, sans connaissance et les cheveux en désordre.

Elle se précipita vers son amie en oubliant complètement la conversation qu’elle était en train d’avoir avec la pyrotechnique Gwladys.

Elle prit la claviériste dans ses bras et lui administra quelques vigoureuses gifles bien dans la manière cacoxénienne.

Les effets ne se firent pas attendre : Claudia da Capo reprit conscience :

« Qu’est-ce qui s’est passé ? Ah oui… Cette femme… Ma jambe… Mes oncles… Mes parents…

_ Ne parlez pas ! Tout va mieux maintenant ! Du moins je crois… »

La jeune philomélienne fondit en larmes :

« Je ne comprend plus rien ! dit-elle.

_ Moi non plus ! dit Sophie.

_ Vous venez juste de changer le destin de ces îles ! ajouta Gwladys Dièse de la Mélique qui s’était penchée sur les deux musiciennes.

_ Ah bon ? Alors… C’est… Parfait… ! » conclut Claudia entre deux sanglots.

Elle souriait mais n’arrivait pas à s’arrêter de pleurer.

Ciel de Suie - Chapitre 13 (deuxième partie) - De sacrifices en sacrilèges -
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