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Publié par Lionel Cosson

Voici une série de textes qui se veulent des pastiches, c'est-à-dire qui utilisent les recettes de Serge Gainsbourg ( citer plusieurs œuvres littéraires, musicales ou picturales dans une chanson, chanter en adoptant le point de vue d'un dandy décadent cynique, dépressif et légèrement pervers aux entournures, vous adresser à une femme fatale ou à une lolita qui vous ignore ou que vous méprisez, mettre en relief certains jeux de mots ou baser toute votre chanson sur une ou plusieurs onomatopées, faire du "name-dropping" et citer des noms de marques comme s'il s'agissait de substantifs, etc.) ou qui explorent des domaines qu'il n'avait pas pu ou voulu aborder, le tout dans une optique plus ou moins respectueuse.

Ces écrits sont aussi l'occasion de mélanger des univers à priori incompatibles (Gainsbourg et les emos, Kraftwerk, etc.)

 

Les uchronies gainsbouriennes explorent de nouveaux territoires.

Cette fois-ci, imaginons ce que donneraient les lubies stylistiques du laid qui plait mélangées à l'univers futuriste et dystopique de Gary Numan.

Voilà donc Serge Numainsbourg!

 

Moteurs Émotifs

 

 

Dans une forêt brûlée, pleine d'essences rares,

Où coule et roule la lie de cent vies d'anges,

Une idole d'acier aux cheveux de fange,

Prenait un bain d'huile au bord du Tartare.

 

 

Mon cœur a fondu pour une dame de fer,

Qui ment et m'enflamme, qui ment et m'enferre.

Dans ses yeux verre-securit où je m'étale,

Le piètre poète devient vices et râles.

 

 

Elle avait les grâces de la graisse antique,

Avec ses fards lourds et ses voiles de gaz,

Et sa bouche de métal et de topaze,

Me chantait une mécanique des cantiques.

 

 

Mon cœur a fondu pour une dame de fer,

Qui ment et m'enflamme, qui ment et m'enferre.

Dans ses yeux verre-securit où je m'étale,

Le piètre poète devient vices et râles.

 

 

Cachée derrière un arbre à excentriques,

Souple et ondulante Vénus à turbines,

Tu sors de l'eau sale comme une Messaline,

Aux impures propulsions électriques.

 

 

Mon cœur a fondu pour une dame de fer,

Qui ment et m'enflamme, qui ment et m'enferre.

Dans ses yeux verre-securit où je m'étale,

Le piètre poète devient vices et râles.

 

 

Tes yeux de xénons sont comme des mirages,

Ou de noires créatures routières m'égarent,

Loin des villes-ennuis à antibrouillards,

En me tendant des fleurs à engrenages.

 

 

Mon cœur a fondu pour une dame de fer,

Qui ment et m'enflamme, qui ment et m'enferre.

Dans ses yeux verre-securit où je m'étale,

Le piètre poète devient vices et râles.

 

Uchronies Gainsbouriennes - Moteurs Emotifs
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